[Chronique] - La Sélection – Kiera Cass

Titre original : The Selection
Édition France Loisir
Année Publication : 2013
Date de sortie : 2012
Public : Ado, Yougn Adult
Genre : Dystopie
Nombre de pages : 344

Illustrateur : Gustavo Marx et Sarah Hoy





Note : 4,9/5




5 candidates. 1 couronne. La compétition de leur vie. Quand la dystopie rencontre le conte de fées ! 
Dans un futur proche, les États-Unis et leur dette colossale ont été rachetés par la Chine. Des ruines est née Illeá, une petite monarchie repliée sur elle-même et régie par un système de castes. Face à la misère, des rebelles menacent la famille royale. Un jeu de télé-réalité pourrait bien changer la donne...Pour trente-cinq jeunes filles du royaume d'Illeá, la « Sélection » s'annonce comme l'opportunité de leur vie. L'unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre une vie de paillettes. L'unique occasion d'habiter dans un palais et de conquérir le cœur du jeune Prince Maxon, l'héritier du trône. Mais pour America Singer, qui a été inscrite d'office à ce jeu par sa mère, être sélectionnée relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure ; quitter sa famille et entrer dans une compétition sans merci pour une couronne qu'elle ne désire pas ; et vivre dans un palais, cible de constantes attaques de rebelles...Puis America rencontre enfin le Prince. En chair et en os. Et tous les plans qu'elle avait échafaudés s'en trouvent bouleversés : l'existence dont elle rêvait avec Aspen supportera-t-elle la comparaison face à cet avenir qu'elle n'aurait jamais osé imaginer ?


Dans ce résumé, les mots « télé-réalité » associé au mot « prince » m'avaient tout de suite intriguée.

Et c'est d'ailleurs pour cela que j'ai tenté l'aventure.
Télé-réalité et sélection pour une princesse, ça me semblait être un concept intéressant et amusant.

Extrait première page :


Depuis que nous avons reçu la lettre, maman flotte sur un petit nuage. Elle a l'air d'y voir la solution à tous nos problèmes, la promesse d'une nouvelle vie. Le seul petit grain de sable qui vient gripper les rouages, c'est moi. En temps normal je ne suis pas du genre à tuer dans les brancards mais là, je dis stop. Je n'ai pas envie d'aller grossir les rangs de la famille royale. Encore moins ceux de l'élite du pays. Hors de question.Je me suis réfugiée dans ma chambre, un havre de paix au cœur du chaos qui règne à la maison, et je cherche un argument imparable qui pourra convaincre ma mère à tous les coups. Jusque-là, je suis un peu à court d'inspiration... et je sais d'avance que mes idées tomberont dans l'oreille d'une sourde.Impossible de jouer à l'ermite plus longtemps, car l'heure du dîner approche et, en tant qu'aînée, je suis chargée de préparer les repas.la mort dans l'âme, je m'arrache à mon lit et je me traîne dans la fosse aux serpents.Lorsque j'arrive à la cuisine, maman me jette un coup d’œil qui n'augure rien de bon. Elle est d'humeur massacrante. Nous exécutons un ballet silencieux autour de la table tandis que je prépare le poulet, les pâtes et les quartiers de pommes pour le dessert. Dès que je lève les yeux, elle en profite pour me fusiller du regard, comme si elle cherchait à m'enfoncer davantage. L'une de ses stratégies préférées, qu'elle utilise les rares fois où je refuse, par exemple, d'aller chanter chez un de nos odieux employeurs. Ou quand elle veut m'enrôler dans un grand ménage, parce que nous ne pouvons pas nous permettre d'embaucher une Six.Parfois, elle arrive à ses fins. D'autres fois, non. Aujourd'hui, je m'obstine à camper sur mes positions.

Et découvrir directement que l'héroïne n'est pas attiré par la sélection, c'est plutôt bien.

Au moins, on évite le cliché de la fille surexcité à l'idée de devenir princesse.



Mais quand même, son nom. America. Je trouve ce nom tellement ... M'enfin. Comment peut-on avoir l'idée d'appeler son enfant par un nom de pays ? C'est comme appelé son enfant par un nom de fruit ou de parfum (Cerise, Prune ou Vanille. Désolée aux filles qui portent ce nom). Bon d'accord, dans le contexte de l'histoire, ce choix est expliqué et assumé. Mais quand même =)

Passons outre. On découvre le foyer d'America et quelque page plus loin, le pourquoi de son refus à cette sélection. Il y a un gars dans l'histoire. Bon c'était prévisible, mais bien mis en place tout de même. Aspen. America est avec lui depuis deux ans et je les trouve mignons. Mais le truc que je ne pige pas, c'est pourquoi ce crétin tient absolument à ce que sa chérie participe à une sélection pour devenir princesse... Qu'on m'explique. Pourquoi forcé la personne qu'on aime à avoir une chance d'épouser quelqu'un de haut placé ? Surtout que ton ou ta chéri(e) te dit clairement qu'il/elle s'en fout complètement, que c'est toi qu'il/elle aime et puis c'est tout ? Pourquoi se faire du mal à ce point ?  

Surtout que mademoiselle America est prise pour la sélection. Sans ça pas d'histoire, on est d'accord. Vas-y, Aspen, mords toi les doigts après ça !

Bref, du coup, avant l'annonce des sélectionnées, monsieur le crétin largue l'héroïne pour une connerie ! Bref, j'ai déjà Aspen dans le collimateur. C'est pas possible, un idiot pareil ! Qu'on lui donne une gifle ! Il se réveillera peut-être.


Donc America est sélectionnée, on lui fait signer un règlement, on lui donne des vitamines et somnifère pour qu'elle soit présentable devant le prince. Ensuite, les adieux avec la famille dont le frère et la sœur qui ont quitté le nid familial depuis un moment, l'arrivée à l'aéroport et celle de trois autres concurrentes. Et ensuite la télé-réalité commence.  

J'avoue que j'ai trouvé deux points similaires à Hunger Game. Une sélection due au hasard (enfin presque dans ce cas-ci) et la présence de caméra. Un peu plus présentent ici que dans Hunger Games, et dans ce premier tome j'aurais préféré qu'elle le soit encore plus. Cela aurait poussé le concept télé-réalité qui me plaisait dans le résumé. Mais en dehors de ces deux points, la ressemblance s'arrête là.

En bref, j'A-DO-RE ce premier tome !  

Je n'ai pas réussi à le lâcher pendant les deux jours qu'il m'a fallut pour le lire. Et je me suis maudite de ne pas avoir le tome deux sous la main pour continuer l'aventure.

Au début, j'appréhendais, comme America, le prince Maxon (encore un nom bizarre). Je m'imaginais un gars snob et imbu de lui-même. Et au contraire, voilà un gars comme je les aime. Prévenant et juste.

Dans son choix pour sa futur compagne, je ne suis pas d'accord avec sa façon de procéder, mais je la comprends. Il a une préférence très claire ! Mais, malheureusement, il ne peut pas forcer cette personne à l'aimer et doit donc voir plus loin. Le peuple à lui aussi sa préférence, donc cette demoiselle est dans sa liste de choix potentiel. Puis, il y a les choix politiques et stratégiques. Et bon sang, j'espère qu'il fera le bon choix. Pas seulement pour le peuple, mais aussi pour lui. Car c'est avec cette personne qu'il va devoir faire sa vie, le bonhomme.

En fin de tome, on découvre que l'on va avoir un triangle amoureux. En général, je n'aime pas les triangles amoureux. On a souvent le cas classique, de la midinette qui aime deux gars et qui ne sait pas choisir. Ici, c'est autre chose, j'ai envie de dire. Cela fait plus deux gars qui aime une fille, mais qu'elle n'a pas fait son choix arbitraire. Dans ce cas-ci, j'ai ma réponse toute faite [ATTENTION POTENTIEL SPOILE]: America, ma chère, on en retourne jamais avec son ex.

Et grâce à ce livre, j'ai pu constater de mon adoration pour les rousses. Oui, je m'explique. Dans Disney, ma princesse préférée est Ariel. J'aime beaucoup le caractère fort de Merida. Dans Doctor Who, je le répète souvent, ses deux meilleures compagnes sont Dona Noble et Amelia Pond. Niveau livre, Ginny, je l'adore depuis le début. Je me retrouvais un peu en elle. Dans Rouge Rubis, il y a aussi des rousses, malheureusement, l'héroïne ne l'est pas. Ici, dans la Sélection, America est rousse. Et dans ma lecture du moment, l'héroïne est rousse. Bref, vive les roux ! (Et je ne suis pas rousse, snif).

En parlant de roux, Margaud Lisseuse avait déjà parlé des livres lumières. Ces livres qui sont plus qu'un coup de cœur. Avant la Sélection, je ne comprenais pas cette appellation, mais maintenant, j'ai compris et trouver mon premier Livre Lumière.

Avis sur la couverture :

Très jolie couverture. Belle couleur dominante.
Par contre, je ne pense pas que je serai allée, de moi-même, vers ce livre si la booksphère n'en avait autant parlé de ce livre aussi fort.


Et vous? Avez-vous craqué pour La Sélection ?

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