[Chronique] - L'assassin Royal, tome 1 – Robin Hobb

Titre original : Assassin's Apprentice
Édition J'ai Lu
Année Publication : 2008
Date de sortie : 1998
Public : Yougn Adult
Genre : Fantasy
Nombre de pages : 510
Illustrateur : Vincent Madras


Note : 4,5/5






Résumé :

Au royaume des six Duchés, le prince Chevalerie, de la famille régnante des Loinvoyant - par tradition, le nom des seigneurs doit modeler leur caractère- décide de renoncer à son ambition de devenir roi-servant en apprenant l'existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune bâtard grandit à Castelcerf, sous l'égide du maître d'écurie Burrich. Mais le roi Subtil impose bientôt que Fitz reçoive, malgré sa condition, une éducation princière. L' enfant découvrira vite que le véritable dessein du monarque est autre : faire de lui un assassin royal. Et tandis que les attaques des pirates rouges mettent en péril la contrée, Fitz va constater à chaque instant que sa vie ne tient qu'à un fil : celui de sa lame...

Le résumé est intéressant.
Mais je n'aurai jamais acheté le livre pour sa couverture. Avouons-le, elle n'est pas attirante.
Pourtant, j'ai entendu tellement d'avis chaleureux pour ce livre que j'ai voulu tenter l'aventure.
Et je ne regrette rien !

Extrait première page :

L'histoire des Six-Duché se confond nécessairement avec celle de la famille régnante, les Loinvoyant. Un récit complet nous ramènerait à une époque bien antérieur à la fondation du premier duché et, si leur noms étaient restés dans les mémoires, nous décrirait les Outrîliens venus de la mer assaillant un côte plus clémente et plus tempérée que les grèves glacées des îles d'Outre-mer. Mais nous ignorons les noms de ces lointains ancêtres.Quant au premier véritable roi, il ne nous en est parvenu guère plus que son nom et quelques légendes extravagantes. Il se nommait Preneur, tout simplement, et c'est peut-être avec ce patronyme qu'est née la tradition d'octroyer aux filles et aux fils de la ligné des noms qui devaient modeler leur vie et leur être. La croyance populaire prétend qu'on usait de magie pour en imprégner indéfectiblement le nouveau-né et que les rejetons royaux étaient incapable de trahir les vertus dont ils portaient le nom. Trempés dans la flamme, plongés dans l'eau salée et offerts aux vents de l'air, c'est ainsi que les enfants élus se voyaient imposer ces qualités. Du moins le raconte-t-on. Une belle légende, et peut-être un tel rituel a-t-il existé autrefois, mais l'histoire nous montre qu'il n'a pas toujours suffi à lier un enfant à la vertu dont il était baptisé...


Tout les chapitres commence ainsi.
Robin Hobb nous offre un bout d'histoire du monde dans lequel se passe l'histoire et c'est franchement pas mal. Un peu déroutant la première fois, mais pas mal du tout. Et chaque bout d'histoire dévoilée a un rapport avec le chapitre.

Une fois cette page d'histoire tournée, nous entrons dans l'intrigue qui est racontée à la première personne. C'est Fitz qui nous parle, ou plutôt qui pense. Il se souvient. C'est lui qui écrit l'histoire des Six-Duché. Et chaque passage de l'Histoire fait resurgir un souvenir.

Le premier dont il se souvient, c'est de son abandon. Il avait six ans et son grand-père le confia à la garde de son père. Un prince. Que l'enfant ne verra jamais. C'est un enfant illégitime qu'on ne s'attendait pas à voir, car le prince Chevalerie est un modèle de droiture. Et pourtant, le petit est bien là et lui ressemble comme deux gouttes d'eau. On le confit au maître d'écurie du prince, Burrich. Celui-ci est plus habitué aux chiens et aux chevaux de son seigneur qu'aux enfants et s'en occupera comme tel.

Le petit se liera d'amitié avec un chiot, Fouinot. Burrich s'en rendra compte, puisque cette amitié n'est pas normale. Le chiot réagi aux émotions de l'enfant et inversement. Le garçon possède le Vif. Un pouvoir opposé, apparemment, à l'Art, un pouvoir réservé à la famille royale. Pour mettre fin à cette abomination, Burrich sépare de force Fitz et Fouinot. Au plus le maître des écurie éloigne le chiot du petit, au plus il sent son lien avec Fouinot s'affaiblir, jusqu'à se qu'il s'éteigne comme la flamme d'une bougie. De là naîtra la crainte de Fitz envers Burrich.

On en apprend très peu sur le Vif. Tout ce que l'on sait, c'est le dégoût de Burrich pour ce pouvoir qui rendrait un homme infréquentable. Ce ne serai plus un homme et moins qu'un bête. Durant tout le livre, on en apprend peu. Car Fitz ne peut pas en parler sous peine de voir son avenir compromit. Peut-être que dans les prochains tomes on en apprendra un peu plus.

Après plusieurs années à vivre au jour le jour et en profitant de l'instant présent, le roi Subtil se décide à prendre l'éducation d'un garçon au sérieux. Voilà qu'il apprend à s'occuper d'animaux, de monter à cheval, à se défendre et ... à tuer. À tuer discrètement.

Ce tome m'a un peu fait penser au premier tome d'Harry Potter. C'est de l'apprentissage et de la découverte. Mais contrairement à Harry Potter, il n'y a pas l'ombre d'un grand vilain qui plane sur Fitz dès le début. C'est vers la fin qu'on le sent bien. Et encore, je trouve qu'il y a toujours possibilité d'être fort surpris.

Parmi tous les personnages que Fitz rencontre, je me suis prise d'affection pour le prince Vérité. J'ai envie de dire que ça c'est un Homme ! Un homme avec un grand H. Le genre de personne admirable auquel on serait ravie de rendre service. Ou de servir, cela dépend de votre point de vue.

J'apprécie Fitz également. Il a une ouverture d'esprit que j'apprécie énormément. C'est un bon garçon qui réfléchit avant d'agir. Même s'il doit, pour cela, ne pas obéir à un ordre direct.

Il me tarde d'ouvrir le deuxième tome, de replonger dans l'univers des Six-Duché et de voir comment ira l'avenir de Fitz.

Et vous? Avez-vous lu L'Assassin Royale ?


L'avis des copains et copines :
L'avis de Galleane


Ailleurs sur le net :

Commentaires