[Chronique] Pour un Loup - Jennifer Provins



Avant de partager mon avis sur ce livre, je tiens à vous présenter l'auteur, que je connais personnellement. Jennifer Provins, qui reste pour moi Jenni, copine de train. Comment ça de train ? C'est simple, pour nous rendre à notre école secondaire (ou lycée, pour vous, ami(e)s français(es) ), nous prenions le train à la même petite gare de village et descendions au même arrêt. Un petit bout de chemin ensemble avant de nous séparer pour rejoindre notre école respective.

Je peux dire que nous avons pris la plume ensemble pour commencer à écrire des histoires durant nos heures de cours perdues (voir ennuyeux). Et qu'ensuite, nous nous les faisions lire sur le train du retour.  

C'est en 2013, qu'elle se lance dans l'aventure de l'édition. Alors que moi, je gardais encore bien au chaud, dans sa couveuse, ma propre histoire, en gestation depuis 2006. Oui, c'est une longue grossesse. [En passant, vous pouvez assister à sa longue mise au monde sur Wattpad :) ]. 

Pour que son premier roman « Trouble » voit le jour, elle a lancé un crowdfunding sur MyMajorCompagny. Pauvre de moi, à l'époque je ne possédais pas de carte de crédit pour pouvoir y participer. Cependant, je lui ai promis d'acheter son livre … Ce que je n'ai pas fait une fois qu'il fut sortis. Honte à moi.

Puis vint 2015, ma jolie carte de crédit prépayé de Bpost et la campagne de financement pour le deuxième roman de ma Jenni. Et cette fois, Thug Life, j'ai participé et pris en contrepartie de recevoir Trouble en même temps que Pour un Loup.
Oui, c'est moi qui est dessiné ça :) Avec ma tablette graphique que je reprends en main :)


La fin de 2015 à aussi signer mon déménagement de ma maison pourrie vers une plus grande maison, dans un quartier tranquille où il n'est pas coutume d'improviser un barbecue à minuit avec une voiture de la rue. Je ne plaisante même pas. Ce déménagement à aussi engendrer plein d'autre changement, des bons, comme des moins bon. Dont mon silence sur le blog. Un bon changement a été la naissance de Epeek.be, un blog de culture pop que j'ai co-fondé avec une autre copine. Je vous invite d'ailleurs à vous rendre dessus, si l'envie et la curiosité vous titille les entrailles.

Voilà, voilà pour la présentation et le bla bla de retour aux sources. =)

2017, mon retour et la lecture (enfin terminée) de Pour un Loup.  


Nouvelle présentation graphique et nouveau style de rédaction. J'espère que ces changements vous plairons et que nous pourrons échanger avis et papotages sans but, tous ensemble, dans la joie et la bonne humeur !

Bien, bien, la suite !

Oui, j'y arrive. Du calme, jeune padawan devant ton ordinateur. (ou ta tablette, hein, je ne te juge pas ^^)



Pour un Loup
Auteur : Jennifer Provins
Nationalité : Belge
Pages : 240
Genre : Dystopie
Auto-édité
Prix : 13€
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Note personnel : 3/5



J'avais espéré ne jamais avoir de fille, mais elle est arrivée dans ma vie, si pure, si innocente. Elle aurait dû avoir une vie paisible à mes côtés si seulement Hert ne me l'avait pas arrachée pour salir ses petites mains potelées en faisant d'elle une chasseuse de loups. Il lui a arraché son enfance et lui a laissé croire que jamais elle ne serait vraiment une femme. Cependant, un jour viendra où elle sera contrainte de découvrir cette part d'elle-même. Quelque chose en moi me pousse pourtant à croire qu'Elea ne sera pas aussi docile que j'avais pu l'être... 



Un récit fragile et touchant relatant les choix difficiles qu'aura à faire une jeune femme pour sa liberté et son amour pour un loup.



 Avant tout, petite mise au point sur le genre dystopie, car ça ne fait pas de mal.


« Une dystopie est un récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu'elle empêche ses membres d'atteindre le bonheur. Une dystopie peut également être considérée, entre autres, comme une utopie qui vire au cauchemar et conduit donc à une contre-utopie. » - Merci Wikipedia



Après ce petit rappel, oui, nous sommes dans une dystopie. Oubliez les dystopies genre Hunger Games et Divergente, on revient sur la base réelle de la dystopie.


Le résumé et le prologue est raconté par Sora, qui est … la mère de l'héroïne ; Elea. Joli prénom. Ce qui, quand tu passes au premier chapitre, est déroutant. Tu te dis : Okay... Ensuite, nous rencontrons petite Elea, cinq printemps, qui parle déjà comme une grande.

J'ai déjà dis à Jenni que j'avais deux-trois petits points négatif à dire et on commence maintenant !

1. Petite Elea parle comme une grande.


Donc, petite Elea, cinq ans, parle comme une grande. Très beau langage, très diversifié. J'y crois pas. Surtout que le récit est à la première personne. Malheureusement, une enfant de cinq ans, toutes époques confondues, ne parle pas ainsi. Elle n'a pas un langage aussi fleuri. Petite citation pour marquer mon propos et mon mécontentement. 

« Nous nous perdîmes rapidement dans les bois, à la recherche d'une bête à tuer. La pluie se mit à tomber, s'accumulant à grosses gouttes sur les feuillages avant de tomber sur la tête. Le temps était maussade, et j'avais pour seule protection cette tenue de chasse que je portais la veille. Malgré les intempéries, la matinée passa rapidement.[...] » _chapitre un, page 22

Pour info, ma fille a cinq ans et c'est déjà difficile de lui faire dire « quelque chose » et « anniversaire » sans faute. Elle dit quoi alors ? « quelque soze » et « venniversaire » pour ce dernier, elle prend un raccourcis. ^^ Du coup, pour qu'elle nous sorte une conversation avec des mots « compliqués » comme le verbe "accumuler" et le mot "intempérie", elle aurait du prendre des cours de diction et de théâtre depuis sa naissance.
Cela fait donc, un mauvais point. Type de langage inapproprié pour un enfant, ou du moins incohérent. Et les incohérences dans un récit, j'aime pas ! J'aurais préféré avoir un pré-quel raconter avec des mots d'enfants et ensuite aller faire un langage plus complexe et ainsi voir l'évolution psychologique de l'enfant. 

Mettons ce point de côté et découvrons Elea et son papa complètement pété du ciboulot. 
Cinq ans, la petiote, et il veut en faire une tueuse de loup. Oui. 
-Vient ma chérie, on va tuer des zanimos ! Tu vas voir, l'hémoglobine, c'est cool. 
-Oui, mais le Doctor, il a dit que c'était les nœuds pap'... Et puis, c'est quoi lémozobline ?
Grosse ambiance donc.
La petite ne veut pas, mais vivant dans une communauté où la parole du père fait loi, elle se laisse faire et fini par tuer son premier loup. Enfance envolée. Merci papa.

A l'âge de dix ans, elle découvre un louveteau dans une tanière, après que son père n'est tuée la louve. Elea se voit donc offrir la tâche de tuer le bébé pendant que papa-tueur se charge du papa-loup qui doit rôder dans les parages. Au moment de trancher la gorge au petit, Elea a un moment d'humanité et décide de laisser la vie à ce petit être innocent. C'est à partir de ce moment que je n'ai plus lâcher le livre car étant une amoureuse des animaux, je voulais savoir comment allait s'en sortir Petit Loup (oui, c'est son nom).

2. Elea et ses choix non définis. #decidetoibordel


Les années défilent et on retrouve Elea à quinze ans, l'âge con, le corps d'une jeune femme et les prétendants à la porte de la maison. Puis un jour, vient un gars qui plaît beaucoup à papa mais qui reste horripilant ! J'ai réellement eu envie de zigouiller ce type. Tu vois le pas beau au regard bien pervers que t'arrive à voir ce qu'il veut te faire rien qu'en le regardant dans les yeux ? Cherche plus, tu as trouvé quel type de garçon Elea va devoir épouser. 
Là viennent les besoins de liberté et de révolte. Et ça c'est bien. Ce qui est moins bien, c'est la soumission qui revient, encore et encore. Et ça, j'aime pas ! Tout simplement, parce que ce n'est pas dans mon tempérament et je n'adhère pas à ce changement de décision. Elea ressemble à une girouette et ça ne me plaît pas.

3. Des coquilles


Je n'apprécie pas les coquilles et les incohérences. Ce sont des petites choses qui sont évitable avec un peu d'attention et qui évite de perdre le lecteur dans la fluidité du récit. Comme pour Trouble, j'ai relevé des coquilles/incohérences par-ci par-là dans l'histoire. C'est dommage. Mais l'erreur est humaine.



Après les points négatif, passons au point positif !


1. Langage recherché


Comme je l'ai énoncé plus haut, le langage d'Elea est très recherché. Il y a très peu de répétition, voir pas du tout. C'est très appréciable. Moi qui ai lu beaucoup de récit où les mots se répétaient régulièrement (car l'histoire était narrée dans un style familier), me retrouver dans un récit au langage soutenu était un renouveau rafraîchissant. 



2. Lecture fluide


Et ça, ça fait vraiment plaisir. J'irais même jusqu'à dire que c'est essentiel pour une bonne lecture. J'ai fini ce livre en une journée, sans le lâcher. Il se lit tout seul, les pages se tournent sans qu'on ne le remarque.


Sans spoiler, la suite est dans le même ordre. J'entends par là que l'héroïne fait des choix qui me paraissent complètement illogique si je me réfère à mon propre caractère.

Cela mit à part, j'ai tout de même passé une très bonne lecture et je ne dis pas ça pour faire plaisir à mon amie. Pour un Loup, je ne l'ai pas lâché une seule fois de la journée. Aussi énervantes soit ses décisions, il fallait absolument que je sache la fin, si elle allait enfin se décider à faire tel ou tel choix et s'y tenir.

J'ai donc terminé le livre en une journée. Ce qui est une bonne chose en soi vu que le premier livre de mon ami (Trouble), je l'ai abandonné et je ne pense pas le reprendre.

L'épilogue m'a laissé un goût doux-amer où j'ai apprécié de voir que l'un des deux héros réussissaient tout de même à être heureux mais pas l'autre.

Maintenant, j'attends la suite de la nouvelle fiction de Jenni : Journal d'une survivante.


[note 3/5]
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